Nouvel échec …

Hier sont arrivées mes règles, troisième échec…

Cela insinue une quatrième tentative, qui s’y n’a encore pas d’effet, de nouveaux examens et un passage aux FIV. 

Aujourd’hui une pause s’impose, d’une parce qu’on est au mois d’août et de deux parce qu’enchaîner ma formation, mon nouveau boulot, les traitements pour l’IAC le tout sans vacances commencent à peser…
J’ai décidé de rappeler le gyneco le jour où je serais prête. Pour le moment je veux penser à moi, à nous…

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En vrac …

Plus d’un mois que je n’ai pas rendu visite au monde des PMettes… Mais ce soir j’ai besoin d’écrire…

Nous avons fait l’IACBis2, qui n’a pas fonctionnée. Enfin plus précisément qui a fécondé mais ne s’est pas accrochée. Nous sommes partis sur l’IAC3, entre temps j’ai changé de spécialiste. Le contact ne passant vraiment pas avec la première, j’ai décidé d’être suivie par la deuxième qui est beaucoup plus à l’écoute. Nous avons fait l’IAC3 Mercredi 19 Juillet : 2 petites ovules mais tres peu de spermatozoides. Et pour vous dire la vérité je n’y crois plus tellement …

La spécialiste a été très claire, si celle là ne marche pas, on verra pour tenter le quatrième mais si les échecs continues nous allons faire des examens complémentaires et passer a la FIV. 

J’ai été beaucoup occupée ces dernières semaines, entre un nouveau boulot qui me prend beaucoup de temps et la perte et enterrement (le jour de l’IAC3) de ma grand mère les conditions ne sont donc pas très optimum à vrai dire…

Donc humeur tres négative … On va patienter encore quelques jours, j’aurai surement mes règles le 31 Juillet…

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4 mois…

4 mois jour pour jour aujourd’hui que nous sommes officiellement rentrés dans l’aventure PMesque… !

4 moi de colère, de pleurs, de jalousie, d’envie, de déceptions, d’espoir. 4 mois difficile a gérer et pourtant la colère commence à se dissiper, parce que, sérieusement, à quoi ça sert d’être en colère ?

La jalousie est toujours un petit peu là, l’envie aussi…

Les déceptions, elles, sont toujours là. Notamment lorsque nos amis ne prennent pas de nouvelles, nous évitent, comme si c’était une tare des amis qui vivent ça alors qu’on a des enfants naturellement … Alors oui, je comprends que ça puisse les mettre mal à l’aise, mais je pensais réellement que notre amitié serait plus forte que ça … J’ai décidé de faire le premier pas pour certains, quand je serais prête pour ne pas brusquer les choses, quand ma colère sera totalement partie…

 

Nous partons sur l’IAC2Bis ! Le RDV avec la spécialiste d’hier m’a redonné espoir. Elle a d’ailleurs été plus agréable que les fois précédentes (a t-elle sentie que je me tâte à la quitter ?), nous commençons donc les injections de Pur*gon vendredi soir et nouvelle échographie interne mardi matin pour voir où en es la stimulation… Je dirais toujours « nous » car Mon’Home me fais toutes les injections et m’accompagne à tous les RDV. J’ai fais les RDV de l’IAC2 seule, sauf le RDV où nous apprenions que j’avais déjà ovulé et je n’ai plus envie de revivre ça. J’ai envie que nous soyons de nouveau soudés, tout les deux dans cette épreuve. Même si Mon’Home râle (vu qu’il râle pour tout…) qu’il doit poser des heures au travail et qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut, je préfére qu’il soit là. J’ai juste l’impression que si la deuxième fois n’a pas marché c’est justement parce qu’il n’était pas là. Affaire à suivre au prochain RDV.

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A la place de l’autre …

Après une grosse journée de déprime hier, retour à la maison.

Mon’Home a tout de suite vu que ça n’allait pas mieux que le matin avant que je parte. Après une vive discussion sur mon état qu’il subissait, je lui ai posé la question fatidique : « Est-ce que tu te mets à ma place ? ». Réponse : « Et toi tu te mets à la mienne ? ». C’est vrai qu’égoïstement, je n’y avais pas réellement pensé. C’est lui qui a « le soucis » ne nous permettant pas de faire un bébé couette. Et je n’avais jamais essayé de me mettre à sa place, tout simplement parce qu’il ne s’était jamais exprimé là-dessus ! hier il l’a enfin fait ! Et qu’est-ce que ça fait du bien de pouvoir parler de cela ouvertement, ça remet les idées en place.

Donc j’ai arrêté de déprimer dans mon coin, on a profité de notre soirée en amoureux et on attend sagement le RDV de ce soir, pour une nouvelle écho avec la spécialiste afin de mettre en place le nouveau protocole pour l’IAC2Bis

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Voulant rester anonyme, je n’ai pas parlé de ce blog à Mon’Home, de peur qu’il le prenne mal. Et aujourd’hui je me demande même s’il faut que je le continue. Jusqu’à présent j’arrivais à relativiser sur notre parcours de PMA, depuis que je fais le tour des blogs, des galères et l’annonce de la grossesse de mon amie (la première depuis que nous avons commencé la PMA) je rumine et j’ai ressenti ce besoin d’écrire. Mais hier Mon’Home a été très clair : il ne veut pas que notre couple soit bouffé par cette démarche, et pour qu’il ne soit pas bouffé par cela, il faut que nous arrivions tout les deux à sortir la tête de l’eau. Alors je me demande si tout ça ne m’aide pas a couler …

Quand le moral est au plus bas …

Dure journée aujourd’hui …
Hier, arrivée des vilaines. Attendues, comme tous les mois, mais toujours l’espoir qu’elles n’arrivent jamais et que nous ayons conçu seuls un bébé couette… Encore loupé !
Mais arrivée des vilaines veut aussi dire reprise du protocole d’IAC2bis. J’ai RDV demain chez la spécialiste pour faire mon écho et commencer les piqures de Pur*gon.
Aujourd’hui le moral est au plus bas, c’est la première fois que je suis dans cet état là… Je n’ai qu’une seule envie : rester dans mon lit et pleurer. Au lieu de ça, je me suis levée comme d’habitude pour aller travailler sur mon lieu de stage. Je lutte chaque seconde pour ne pas m’effondrer. Ce matin en me levant, je suis allée sur la jolie application du réseau social Fac*book. Et je suis tombée sur une photo annonçant officiellement la grossesse de mon amie qui me l’a annoncé violemment y’a 10 jours. Nouveau coup de massue. Nouvelle douleur. J’ai réellement l’impression qu’on ne se sortira pas de tout ça et que je n’aurai pas la chance de prendre dans mes bras un petit marmot mélange de nous deux…
Mon’Home subit d’ailleurs mon moral au plus bas en ce moment et qui essaie de le remonter comme il le peut…
Le moral est au plus bas aussi parce que je me rends compte des personnes qui sont là, celles que ne le sont pas ou plus … La PMA est un processus difficile dans lequel nous avons besoin d’être entourés, en tout cas dont j’ai besoin. Et je me retrouve face à des « amis » mal à l’aise à l’idée de parler de ça, ou qui ne me demande pas du tout où on en est, comment ça va ? D’autres qui m’évitent totalement mais pensent que je ne m’en rends pas compte …
Heureusement il y’en a d’autres qui sont là eux, et merci à vous …

« Passage à l’acte »

Après beaucoup, beaucoup, beaucoup d’hésitation me voilà parmi vous, dans le but de m’exprimer sur ce que je vis, dans le monde de la procréation médicalement assistée. Ce blog n’a pas pour première vocation d’aider les autres, mais égoïstement de m’aider moi-même, moi qui est beaucoup de mal à parler avec mon entourage, enfin, ceux qui s’intéressent à cela.
Voilà donc mon (notre) histoire…
En Juillet 2015, Mon’Home et moi avons décidé que je ne reprendrais pas la pilule après mes prochaines règles. Etant tous les deux en CDI depuis plusieurs années, gagnant « bien » nos vies et vivant dans un appartement en location mais qui pouvait accueillir dès à présent un enfant, nous ne voyons pas de freins à cela.
Je fais partie d’une famille ou les femmes sont très fertiles, mais ayant eu des problèmes gynécologiques (condylome dû au papillonna virus), je me doutais que j’aurai du mal à tomber enceinte.
Les mois passent, les cycles aussi… Nous nous retrouvons vite en Mars 2016. Mon’Home et moi-même avons acheté une maison, nous sommes en plein travaux et lors d’une discussion bébé, je lui dis que mon gynéco ne m’a pas vu depuis novembre 2014 pour mon dernier frottis puisque je n’ai plus besoin de mon renouvellement de pilule. A sa demande, je prends RDV pour un contrôle au cas où…
Lors de ce RDV, mon gynécologue, ayant passé largement l’âge de la retraite, me conseille de revenir le voir si je ne suis pas enceinte en Octobre 2016 car pour lui, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas, nous sommes jeunes, sportifs…
Mon emploi ne me plaisant plus, et le bébé n’arrivant pas, je décide de reprendre une formation de 8 mois, qui doit débuter en novembre 2016. Comme tout le monde me dis que le bébé qui n’arrive pas c’est « dans la tête » je me persuade que ma formation va me permettre de me changer les idées !!
Le 9 novembre 2016, ma formation débute, toujours pas de bébé, mais aucune envie d’aller faire le contrôle auprès de mon gynéco. Je commence à avoir trop peur de ce que je risque d’apprendre.
Lors de ma soirée de départ avec mes collègues de travail, je me confie à l’une d’entre elle qui a eu sa fille via une FIV, parce que son mari a un « souci » (je n’ai pas eu plus de détail). Celle-ci me conseille vivement d’aller chez le gynécologue, de faire les examens et de ne pas perdre de temps. Le processus fait peur mais il est long.
Pour les vacances de Noël, je prends donc RDV avec mon gynécologue. Je ressors du RDV avec une ordonnance pour moi : une écho interne et une externe pour vérifier que tout va bien, et un spermogramme pour Mon’Home.
Je passe dans la foulée mon écho : tout va bien.
Nous prenons RDV au laboratoire un samedi matin pour Mon’Home qui a le droit de faire le recueil à la maison, moins de stress…
Quelques jours plus tard, la sentence tombe : peu de spermatozoïdes comparait à la « normale » et peu de mobiles …
La colère, le déni, la culpabilité, tous les sentiments passent entre nous. La colère de ne pas avoir la chance d’être « normaux » comme tout le monde, le déni parce que mon conjoint ne voulait pas entendre que nous allions avoir besoin d’aide et la culpabilité, pour moi parce que je n’avais rien, pour lui parce que c’était lui « le problème ».
Je rappelle mon gynécologue qui me renvoie vers l’une de ses consœurs, spécialiste dans la procréation médicalement assistée, pour lui ce n’est pas dramatique, mais comme il a tendance à ne jamais dramatiser …
Le 14 Février 2017 à 11h15, nous avons RDV avec LA spécialiste tant attendu ! Celle qui nous offrira le Graal : un bébé ! Que de déceptions … Le RDV, dans une clinique privée n’a duré que 20 minutes, nous a couté 120€ (qui ne sont pas remboursé en totalité par la sécu ni par la mutuelle), et nous en ressortons avec une batterie d’examens à faire, de ordonnances de tous les côtés et un médecin qui nous a plutôt bien conseillé pour un début, nous partons sur une IAC…
Et de là est parti 2 mois de RDV, 2 mois où de nombreux médecins ont pu voir toute mon intimité, mais pas qu’eux… Des infirmières enceintes jusqu’au cou pour mon hystérographie, des questions sans cesse pour savoir « Pourquoi on est là ? ». A ton avis ?!?
Nouveau spermoculture et test de survie pour Mon’Home, les prises de sang, les heures à prendre au travail, moi j’étais plus souple étant en formation …
Deux mois plus tard, mes règles sont là, les examens sont faits, j’obéis donc aux consignes inscrites sur mon petit programme dans mon joli dossier jaune et rose donné par LA spécialiste, je prends de nouveau RDV avec elle !
Verdict : nous commençons la stimulation pour une IAC1 fin avril/début mai parce que je n’ai pas de kyste etc…
Nous ressortons de ce RDV plein d’espoir, l’impression que tout va bien se passer, je commence déjà à regarder la déco pour la chambre de bébé, les prénoms… Bref complétement dans l’espoir que tout va marcher du premier coup ! 21 Mois que nous attendons ça, 21 cycles à être déçue chaque mois… Je ne pouvais pas faire autrement !
C’est donc partis pour des piqures de Pur*gon chaque soir, pendant 5 jours, la première faite par une amie infirmière, afin de rassurer Mon’Home que j’avais missionné pour me les faire tous les soirs.
Puis vient l’échographie de contrôle, Ok pour insémination le 3 Mai.
Entre temps je saigne, j’ai beaucoup d’effets secondaires de mon traitement de Pur*gon, bref j’en veux à ma spécialiste qui ne m’a pas informé de tout cela … Au moindre symptôme je m’inquiète, je fais des recherches sur internet, je relis les notices des traitements. En fait, tout est NORMAL ! Mais personne n’a été capable de me le dire, de me prévenir, de me rassurer.
L’IAC se fait donc le mercredi 3 Mai. Arrivée au laboratoire à 7h30, Mon’Home est appelé dans son box pour faire le recueil, nous devons revenir vers 9h30 et être joignable pendant ces deux heures « au cas où ». Lors de cette visite au laboratoire, nous rencontrons des têtes connues, des connaissances, qui nous mettent très mal à l’aise. Nous ne souhaitions pas en parler à beaucoup de personnes, mais qui nous rassure aussi : nous ne sommes pas les seuls.
A 9h30, retour au laboratoire, je suis appelé par une biologiste enfermée dans sa « cage » qui vérifie mon identité avant de me donner « les champions » comme elle l’a si bien dit et de me souhaiter bonne chance. J’obéis encore aux consignes : le tube à essai dans mon soutien-gorge, jusqu’à ce que la spécialiste me le demande.
Nous remontons à l’étage pour l’injection, et là, j’apprends que ce n’est pas notre médecin habituel mais sa collègue qui va me faire l’insémination. Le monde s’écroule, j’avais bien « sentie » la première au début mais pas du tout sa collègue, la trouvant froide et hautaine. Je me dis que du coup, ça ne va pas marcher, qu’elle ne nous connait pas, qu’elle ne va pas savoir si prendre … Et bien j’ai été très surprise. Très douce, elle m’a tout expliqué, prévenue des risques après l’insémination etc, chose que n’avait pas faite la spécialiste que nous avons habituellement.
L’insémination est faite, je reste allongée 5 minutes et hop la vie reprend son cours : retour sur mon lieu de stage, je suis très fatiguée, douloureuse etc… Mais joyeuse !!
Et c’est parti pour des jours et des jours d’attente… J’étais prévenu : si pas de règles le 19 Mai (soit J+16) je devais rappeler le cabinet pour avoir une ordonnance pour une prise de sang. Malheureusement, dame nature a repris ses droits à J+12…
Déception totale pour nous deux, pleurs pour ma part…
Je me remets vite debout, premier jour de règles veut dire, premier jour de cycle, donc RDV à J+3 à 5 pour une écho de contrôle et rebelote pour la stimulation etc…
On repart pour une IAC 2, bonjour piqures de Pur*gon, excuses bidon auprès des amis parce que je ne bois pas d’alcool, les RDV de contrôles…
Vendredi 28 Mai, dernier RDV de contrôle avant de déterminer la date de la prochaine IAC2, cette fois je suis accompagnée de ma sœur, pour la première IAC mon homme m’a accompagné à chacun des RDV, maintenant que nous savons ce que s’est, nous ne nous obligeons plus à être toujours à deux. Suite à ce RDV une mauvaise nouvelle tombe : mon corps n’a pas très bien réagi à la nouvelle stimulation, mes follicules sont plutôt plats, je continue la stimulation et nouveau RDV le lundi.
Lundi 31 : nouvelle échographie (j’adoooore ça !! Avoir un engin régulièrement dans mon intimité, montrer mes fesses à tout le monde, le top…). Et là, l’hécatombe : mon conjoint et moi apprenons que c’est trop tard, j’ai déjà ovulé, adieu IAC 2…
Le lendemain « au cas où » spécialiste 2, me demandent tout de même de faire une prise de sang. On ne sait jamais, si elle s’est trompée … Mais je connais mon corps par cœur, je savais que j’avais déjà ovulé, j’y suis donc allée sans grand espoir. Et j’avais raison. Donc rebelote : on annonce la mauvaise nouvelle à Mon’Home, je pleure, je suis en colère…
Mais ce jour là n’a pas été marqué que de cette épreuve. Ce fut aussi le jour où l’une de ma plus vieille amie a décidé de m’apprendre, par une vidéo, sans un mot, qu’elle était enceinte. Elle au courant de notre PMA, elle qui se marie dans quelques mois, elle qui a tout, qui me connais par cœur, n’a même pas eu l’amabilité de me demander comment j’allais avant de me jeter son bonheur en pleine figure !
Ce fut d’une violence extrême … Je lui en veux beaucoup, je m’en veux beaucoup aussi.
Je lui en veux déjà, de m’avoir toujours dit que le projet bébé été prévu après le mariage, de ne pas m’avoir demandé comment j’allais avant de m’annoncer cela…
Je m’en veux d’envier son bonheur, de ne pas être réellement là pour mon amie, de ne pas réussir à passer au-dessus de mes émotions…
Mais il parait que c’est « normal ».
J’ai très peu de monde auprès de qui me confier, j’ai réellement 4 personnes ressources, deux copines de ma formation, et Mon’Home, mais qui n’est pas très doué en communication, écoute et compréhension.
Je me sens extrêmement seule dans cette situation…
Aujourd’hui j’ai également appris que je suis embauchée pour un nouveau poste à responsabilités. A la fin du mois je finis ma formation, fais mon IAC2bis et début du mois prochain je commence ce nouveau poste. Je n’ai jamais voulu mettre ma carrière professionnelle entre parenthèse pour la PMA, je me dis que si ça n’arrive jamais, je veux avoir au moins cela pour me changer les idées. Alors je vais tenter le coup. Mais aujourd’hui je suis pleine de questions, si je tombe enceinte à l’IAC2Bis, comment vont-ils le prendre ? Si elle ne marche (encore) pas, est ce que je vais pouvoir continuer ? Les traitements, les absences, l’extrême fatigue … C’est dur à justifier, surtout en période d’essai…
J’ai aussi eu mes règles, cela annonce un nouveau RDV chez le gynécologue pour recommencer encore …